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April  -  Sauvons le .org !

 -  27 novembre - 

L'April soutient la lettre ouverte demandant de stopper la vente de Public Interest Registry (PIR), organisme sans but lucratif qui gère le domaine internet « .org », à un fonds d'investissement privé (Ethos Capital).

Le domaine « .org » concerne avant tout les organisations à but non lucratif. Il est utilisé par exemple par la Free Software Foundation (FSF), l’Electronic Frontier Foundation (EFF), Wikipédia, Internet Archive, Framasoft, Creative Commons, LinuxFr.org et bien sûr, l'April.

Ce domaine est géré par une organisation sans but lucratif Public Interest Registry (PIR), détenue par l’Internet Society. PIR va désormais appartenir à un fonds d'investissement privé (Ethos Capital), si ce changement est validé début 2020.

Ce changement suscite d'importantes craintes, en termes de coût d’une part (le tarif d'enregistrement d'un sous-domaine en « .org » était plafonné jusqu’à récemment), mais aussi en termes de risques de censure. L'EFF a lancé une campagne « Save .ORG » pour expliquer les dangers d'un tel changement et pour demander l'annulation de la vente de PIR à Ethos Capital. La campagne prend la forme d'une lettre adressée à Andrew Sullivan président de l'Internet Society. Nous vous encourageons à co-signer la lettre.

Lire et co-signer la lettre ouverte

Aidez à arrêter la vente du Public Interest Registry à un fonds d'investissement privé

Cher M. Sullivan

Nous vous appelons à arrêter sans attendre la vente du Public Interest Registry (PIR) à Ethos Capital.

Les organisations non gouvernementales partout dans le monde dépendent du domaine de premier niveau [top level domain, TLD] « .org ». Les décisions qui impactent le « .org » doivent être prises après consultation de la communauté des ONG, supervisées par une personne de confiance, cheffe de file de la communauté. Si l'Internet Society (ISOC) ne peut plus être cette cheffe de file, elle devrait travailler avec la communauté des ONG et la Société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN en anglais), afin de trouver un remplaçant qui convienne.

L'accord sur les registres de 2019 pour le « .org » marque un tournant significatif après les 34 années d'histoire du « .org ». Il donne le pouvoir au bureau d'enregistrement de prendre des décisions stratégiques au détriment de la communauté du « .org » :

  • Le pouvoir d'augmenter les frais d'enregistrement en « . org » sans accord de l'ICANN ou de la communauté du « .org ». Une augmentation du coût du « .org » mettrait de nombreuses ONG financièrement précaires dans la position délicate de faire le choix entre payer des frais plus élevés ou perdre la légitimité et l'image de marque du domaine « .org ».
  • Le pouvoir de développer et de mettre en place unilatéralement des Mécanismes de Protections des Droits , sans consultation de la communauté « .org ». Si de tels mécanismes ne sont pas soigneusement élaborés en collaboration avec la communauté des ONG, ils risquent de censurer des activités sans but lucratif parfaitement légales.
  • Le pouvoir de mettre en place des procédures de suspension de nom de domaine basées sur des accusations « d'activité contraire à la loi applicable ». Le bureau d'enregistrement du « .org » ne devrait pas mettre en place de telles procédures sans comprendre que des entités étatiques ciblent régulièrement les ONG avec des accusations d'activités illicites.

Un bureau d'enregistrement pourrait abuser de ces pouvoirs pour faire du tort, significatif, à l'ensemble du milieu des ONG, intentionnellement ou non. Nous ne pouvons pas nous permettre de les confier à un fonds d'investissement privé qui n'a pas acquis la confiance de la communauté des ONG. Le « .org » doit être géré par une organisation qui met les besoins des ONG au-dessus des considérations de profit.

Quand l'ISOC a initialement proposé le transfert de la gestion du « .org » au PIR en 2002, la présidente et directrice générale de l'ISOC de l'époque, Lynn St. Amour, avait promis que le « .org » serait contrôlé par la communauté des ONG . Selon ses mots, le PIR s'appuyerait « sur les ressources du réseau global étendu de l'ISOC pour conduire sa stratégie et sa gestion ». En tant que membre de longue date de ce réseau global, nous insistons pour que vous teniez cette promesse.

Traduction réalisée par l'April

Pour en savoir plus (en français) :

par fcouchet

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