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DLFP - Dépêches  -  Donner du peps à LibreOffice : de l’art de la personnalisation de la suite bureautique libre

 -  Décembre 2018 - 

Même si ce n’est pas le cas de tous les logiciels libres, l’une des grandes qualités de ces logiciels, quand les fonctionnalités existent, c’est la possibilité de les personnaliser aux petits oignons et d’en garder les paramètres d’une version à l’autre, voire d’une machine ou d’un système d’exploitation à un autre.

Je profite de la parution du guide de Jean‐François Nifenecker sur les personas et LibreOffice pour faire un rapide tour de la question. C’est aussi une réponse en creux au sempiternel « le logiciel libre c’est moche et pas ergonomique ».

Pourquoi personnaliser LibreOffice — ou d’ailleurs tout autre logiciel ou système ?

Ce n’est pas un scoop, nous n’avons pas tous les mêmes goûts, la même perception des couleurs, la même sensibilité à la lumière et encore moins la même façon de fonctionner ou les mêmes besoins en termes informatiques.

Alors pourquoi diable, quand un système ou un logiciel le propose, en rester aux réglages par défaut qui ne sont pas forcément les plus adaptés à ce que nous sommes et à nos usages ? À cette question, il y a des tas de mauvaises réponses comme :

  • ce n’est pas vraiment important, c’est rien que de la déco ;
  • je n’ai pas que ça à faire.

Ou encore, l’argument définitif qui tue : « Madame Michu ne saura pas faire ça. » Alors, forcément, comme elle est particulièrement crétine, on ne peut même pas envisager qu’elle puisse apprendre (n’y aurait‐il pas là‐dedans un poil de sexisme, je connais bien des Monsieur Duschnok pas très débrouillards sur la question informatique). Madame Michu a bon dos face, souvent, à la mauvaise volonté des responsables informatiques qui estiment que personnaliser une interface n’est pas nécessaire, souvent parce qu’eux‐mêmes ne savent pas le faire ou n’ont pas envie de s’ennuyer avec des interfaces personnalisées qui les sortiront de leurs propres ornières.

On notera aucune réelle bonne réponse. Tout simplement parce qu’il n’y en a pas. Or, et notamment dans le cadre de LibreOffice, un logiciel, ou un système d’exploitation, personnalisé, c’est d’abord plus de plaisir à travailler avec, puis plus d’efficacité car les barres d’outils peuvent être adaptées aux usages et plus de confort quand on a bien choisi le jeu d’icônes, leur taille et les couleurs de l’interface.

En réponse aux arguments « Madame Michu », on trouvera donc une série de tutoriels et autres guides qui expliquent comment faire.

Que peut‐on personnaliser dans LibreOffice ?

Presque tout.

On commencera par faire un tour dans le menu OutilsOptions, pour choisir le jeu et la taille d’icônes dans Affichage, puis les couleurs dans Couleurs de l’interface. Même Monsieur Duschnok pourrait être capable de le faire sans formation spécifique.

Ensuite, si l’on veut personnaliser encore plus l’interface, on paramètrera un persona comme ceux de Firefox (on peut d’ailleurs choisir parmi les thèmes proposés par Firefox). Mais, étant donné que la fonctionnalité, qui marchait fort bien dans LibreOffice 4, est boguée depuis, on ne peut pas passer par le menu Personnalisation des options, c’est pourquoi Jean‐François Nifenecker a rédigé le guide LibreOffice et les personas : configuration. Il propose deux façons de faire, dont une à la portée de n’importe quelle Madame Michu à qui il suffira de lire et de suivre les instructions pour avoir le thème voulu sur son LibreOffice. Le guide est court, 17 pages, et en téléchargement tout à fait gratuit et anonyme.

On ira plus loin et dans le menu AffichageInterface utilisateur pour afficher notamment, soit en mode barre d’outils standard ou compact, soit en mode contextuel, onglet ou barre groupée. Et, évidemment, on ira faire un tour dans OutilsPersonnaliser pour peaufiner la personnalisation des menus contextuels ou non et des barres d’outils, voire en créer.

Oh, et puis pendant qu’on y est, on peut aussi personnaliser les chemins en allant voir du côté d’OutilsOptionsChemins, ce que devrait faire tout responsable informatique, soit dit en passant.

Et enfin, il y a la formidable richesse des extensions que l’on peut ajouter ou supprimer facilement. En entreprise francophone, soit dit en passant, le fabuleux correcteur orthographique, grammatical et orthotypographique Grammalecte devrait être systématiquement installé.

Bien évidemment, tout ceci est dans le profil de LibreOffice et on le garde d’une version à l’autre de la suite bureautique. On peut même, sous quelques réserves, récupérer une bonne partie de ces personnalisations d’un ordinateur à un autre, voire d’un système d’exploitation à un autre.

On trouvera en liens des adresses de guides et tutoriels pour ce faire. Ils s’adressent à tout le monde, utilisateurs lambda comme responsables informatiques.


P.‐S. − Si vous avez un ou des documents que vous souhaitez mettre à la disposition de tous facilement et sans faire un site, sachez que la rubrique « Libres invités » du site Numéricoach vous accueillera volontiers si cela reste dans le sujet général du site. En tant qu’éditrice, je relirai, corrigerai ou suggèrerai des corrections éventuelles et, au besoin, améliorerai la mise en page. Ça ne coûte ni ne rapporte rien (hormis l’estime de vos pairs) et je n’ai pas besoin de ça pour alimenter le site, mais ça peut aider.

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par Ysabeau, ZeroHeure, Davy Defaud

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